Maison des Hommes et des techniques

Expositions temporaires

Nantes, port cap-hornier

Une dizaine d'années après Cap Horn, Cap dur, et à l'occasion du congrès de l'association Cap Horn au Long Cours (www.cap-horniers.fr) qui s'est tenu à Nantes les 27 et 28 septembre 2014, la Maison des Hommes et des techniques présente à nouveau une exposition sur les cap-horniers. Ce terme désigne à la fois les navires « à primes » dont environ cent cinquante ont été construits à Nantes à la fin du XIXe siècle, et les hommes qui constituaient les équipages de ces mêmes navires. Leurs destinations étaient des ports de l'Océan pacifique, ils passaient tous le Cap Horn.

Conçue en quatre parties, l'exposition évoque la construction des voiliers, le voyage des marins, les équipages des voiliers et, enfin, le trois-mâts carré Laënnec, seul survivant de toute la flotte cap-hornière française.

La construction des voiliers

Dans un contexte de fort développement industriel et d'accroissement du trafic maritime, où la navigation à vapeur tend à l'emporter sur la propulsion vélique, les armateurs nantais mettent à profit la politique de primes mise en place par l'État à partir de 1881 et en 1893 pour s'engager massivement dans la construction de grands voiliers.

Traditionnellement en bois, ces grands navires sont dorénavant construits en fer, puis en acier, et de taille bien plus importante qu'auparavant. Plus rentables pour le transport des pondéreux, car autonomes et pouvant fonctionner avec 25 membres d'équipage, leur construction massive encourage la création de nouvelles maisons d'armement et constribue à la dynamisation de l'activité portuaire dans la Basse-Loire.

En dépit du fait que les armateurs nantais possèdent la moitié de la flotte française, ces navires fréquentent peu le port de Nantes car les itinéraires commerciaux les obligent à suivre une route qui, généralement, part d'un port anglais (où ils chargent du charbon) pour se rendre dans le Pacifique, en passant par le Cap Horn au retour et pour beaucoup même à l'aller.

Le voyage des marins : Lettres océanes

Dix-huit panneaux réalisés par Brigitte et Yvonnick Le Coat, membres de CHLC, et imprimés par le Musée de la mer de Paimpol pour son exposition Lettres océanes, relatent les voyages effectués sur les voiliers cap-horniers à trois, quatre et cinq-mâts. À travers les correspondances des marins avec leur famille (épouse, mère, enfant, sœur, frère...), l'on assiste aux dures conditions de la vie à bord pendant des voyages qui duraient parfois plusieurs années. Les plus jeunes avaient à peine quatorze ans lorsqu'ils embarquaient pour la première fois comme mousses.

Les journées des marins sont entièrement prises par le travail. Ils sont organisés en deux bordées travaillant douze heures par jour en alternance pendant des périodes de quatre heures (les quarts), mais pendant les coups durs, tous sont à l'œuvre. Manœuvres, nettoyage du pont, de la dunette et du gaillard, piquage de la rouille et peinture, constituent les tâches quotidiennes.

De nombreux propos dans ces lettres sont consacrés au dangereux passage du Cap Horn qui, en général, « demandait trois à quatre semaines, il arrivait même parfois qu'au lieu d'avancer on reculait » (Benjamin Riou). Georges Perdraut témoigne de la violence des éléments qui se déchaînent :

« Je suis à demi invalide. Pendant un gros coup de vent d'Est, une vraie tempête, par une mer démontée, le Capitaine et moi avons été déplantés sur la dunette par une lame monstrueuse qui a couvert la chambre de veille, brisant tout sur son passage. Après avoir été roulés, nous avons été violemment lancés contre les batayoles en fer. Le coup a été si violent qu'on a dû nous relever à quatre hommes et nous déshabiller, les bras et les jambes, meurtris par le choc, refusant tout service. »

Le dimanche on ne travaille pas à l'entretien du navire mais seulement aux manœuvres. Toilette et lessive hebdomadaires sont au programme, auxquelles s'ajoutent la rédaction du courrier, parfois la danse au son de l'accordéon, la peinture, le chant, la fabrication d'objets divers...

Les accidents en mer ne sont pas rares et les maladies guettent les équipages. Mais si tout se passe bien, le navire atteint sa destination en Amérique, en Asie ou en Australie. Certains font plusieurs aller-retour dans le Pacifique avant de retourner en Europe, passant alors parfois deux ans ou plus loin de leur port d'attache.

Les voiliers qui résistent à la période meurtrière de la Première Guerre mondiale sont bientôt désarmés et, après un séjour de plusieurs années dans le canal de la Martinière pour beaucoup d'entre eux, partent tous à la casse... sauf le trois-mâts carré Laënnec.

Les équipages des voiliers

Deux membres de CHLC, Jean-Yves Le Blévec et Jean-Marc Le Clainche, ont dépouillé une quantité impressionnante de rôles d'équipage de dizaines de navires cap-horniers français. Le travail des deux bénévoles contribue à enrichir le site www.caphorniersfrancais.fr, « qui se propose de faire connaître, à terme, tous les voyages de tous les marins sur tous les voiliers cap-horniers français, photos et témoignages d'époque à l'appui ».

Cinq voyages et équipages font l'objet de la troisième partie de l'exposition, qui s'appuie sur une date, le 29 novembre 1902. Ce jour-là, quatre cap-horniers français (Empereur Ménélick, Anjou, Général Mellinet, Anne de Bretagne) arrivent dans la baie de San Francisco alors qu'un cinquième, le Bourbaki, appareille pour Cape Town en Afrique du Sud. Outre la composition des équipages, ces documents livrent des informations précieuses sur le déroulement du voyage et sur les contretemps que doivent affronter les capitaines et leurs hommes : maladies, blessures, désertions, naufrage... Ainsi, ces cinq navires, dont un voyage est présenté dans l'exposition, sont emblématiques des difficultés parfois extrêmes auxquelles sont confrontés ces navires au long cours et leurs équipages.

Des cahiers en libre consultation permettront aux visiteurs de connaître les caractéristiques de ces voiliers, leurs voyages et leurs équipages correspondants (origines, âges, fonctions...).

Le trois-mâts carré Laënnec : seul survivant de la flotte cap-hornière française

Construit en 1902 aux Chantiers de la Loire à Saint-Nazaire pour la Société des armateurs nantais, le trois-mâts carré Laënnec est désarmé en 1920 à Saint-Nazaire après 16 voyages. En 1922 il est vendu à un armateur allemand, Schmidt de Hambourg, qui le nomme Oldenburg. Il fait de la navigation cap-hornière jusqu'en 1930. Passant ensuite sous pavillon finlandais, il est équipé de moteurs et renommé Suomen Joutsen (Cygne de Finlande) et sert alors de navire école. Depuis 1991, il est bateau musée à flot en Finlande.

 

 

Ce voilier est le seul rescapé de la flotte des voiliers de charge cap-horniers français ; il est conservé par le Forum Marinum à Turku. Ce musée prête gracieusement les cercles en laiton qui étaient fixés sur les deux roues de barre du voilier, quand il était encore Laënnec, pour l'exposition. Ces cercles témoignent du caractère international de l'intérêt pour la sauvegarde du patrimoine cap-hornier. Ils sont l'amorce d'une coopération internationale sur cette thématique. En temps ordinaire il sont exposés à bord du voilier musée.

Un cahier permet aux visiteurs de connaître l'histoire de ce voilier, tous ses voyages sous pavillon nantais et les équipages correspondants.

 

Plusieurs conférences

Par Frédéric Grellier, auteur de Trésors cap-horniers, 2 volumes, O Large Éditions, 2010 et 2012.

Nantes, port cap-hornier, le 28 novembre 2014 de 15h à 16h à la Maison des Hommes et des techniques

 

 

 

Par Jean Guiffan, historien nantais

Un drame de la mer en 1907 : le naufrage d’un trois-mâts nantais en Irlande

Construit aux chantiers Dubigeon en 1902, le trois-mâts Léon XIII a été l’un des derniers grands cap-horniers nantais. Il connut une fin tragique sur la côte ouest de l’Irlande en 1907 : un drame oublié dans la mémoire nantaise mais dont le souvenir se perpétue encore aujourd’hui dans le comté de Clare, près du lieu du naufrage.

Le dimanche 7 décembre 2014 à 15h à la Maison des Hommes et des techniques.

Entrée libre.

 

Par Brigitee et Yvonnick Le Coat, auteurs de Cap-Horniers français. 1. Mémoire de marins des voiliers de l'armement Bordes, Rennes, Le Chasse-Marée-Éditions Ouest-France, 2002.

Les marins des grands voiliers cap-horniers de la Marine marchande dans la guerre de 14-18.

Le dimanche 14 décembre 2014 à 15h à la Maison des Hommes et des techniques.

Entrée libre

Plus d'informations sur le site de Cap Horn au long cours.

 

Un jeu de société

Un jeu de société spécialement conçu pour l'exposition permet aux visiteurs, en famille ou entre amis, d'appréhender le thème de l'exposition tout en s'amusant et de suivre l'itinéraire de cinq voyages au long cours.

Accessible aux enfants à partir de 7 ans.

Du 18 septembre au 12 décembre 2014
Du lundi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h
Les week-ends du 20-21 septembre, 4-5 et 18-19 octobre 2014, les dimanche 7 et 14 décembre de 14h à 18h
Entrée libre

 

 

 

 

 

 

Soirée autour de la BD Florange, une lutte d'aujourd'hui

De Gandrange à Florange, des salariés du site lorrain d'Arcelor Mittal sont devenus en quatre ans un symbole de volonté et de résistance ouvrière. En 2012, la décision d'Arcelor Mittal de fermer les deux derniers hauts-fourneaux dans une région qui, jadis en comptait une centaine, annonça la mort de la sidérurgie. Cet album raconte les événements de l'intérieur, quand l'histoire personnelle se mêle à l'histoire collective.

Au-delà des conséquences économiques, ce déclin industriel engendra une tragédie humaine racontée par deux jeunes auteurs : Tristan Thil au scénario et la dessinatrice Zoé Thouron.

À l'occasion du lancement de la bande dessinée Florange, une lutte d'ajourd'hui par l'éditeur Dargaud, la Maison des Hommes et des techniques et La Mystérieuse Librairie reçoivent les auteurs pour un temps consacré à leur ouvrage et plus largement au conflit de Florange au travers de la projection de deux documentaires réalisés par Tristan Thil.

 

 

 

 

Programme

17 h 30-18 h : Projection du film documentaire L'Acier trompé, 2012. Réalisateur : Tristan Thil.

Plongée dans le quotidien de la lutte des ouvriers d'Arcelor Mittal pour la sauvegarde des derniers hauts-fourneaux de Lorraine.

18 h-19 h 30 : Rencontre-débat avec les auteurs.

19 h 30-20 h 30 : Dédicaces

20 h 30-21 h 30 : Projection du film documentaire Florange, dernier carré, 2013. Réalisateur Tristan Thil.

Les salariés du site lorrain d’ArcelorMittal sont devenus un symbole de volonté et de résistance ouvrière. Ce documentaire raconte leur lutte pour la sauvegarde des derniers hauts-fourneaux de Lorraine.

Florange, 28 mars 2012 : cela fait plusieurs semaines qu'un groupe d'ouvriers du site lorrain d'Arcelor Mittal a entamé un bras de fer avec la direction après l'annonce de la prolongation de l'arrêt des hauts-fourneaux. En pleine campagne présidentelle, ils mutiplient les actions pour montrer leur détermination et être présents médiatiquement. C'est alors qu'une vingtaine d'entre eux décide d'entamer une marche de Florange à Paris qui va devenir un symbole de résistance ouvrière...

Fête de la science 2014

Créée en 1991 et pilotée par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche, la Fête de la science favorise les échanges entre la communauté scientifique et le grand public. Chaque année plus d'un million de visiteurs, 7 000 chercheurs sont impliqués et un foisonnement d'animations, d'expositions, de débats et d'initiatives originales ont lieu partout en France et pour tous les publics. C'est une approche concrète, conviviale et ludique de la science : une occasion de découvrir le monde des sciences et de rencontrer des scientifiques.

La Maison des Hommes et des techniques participe à l'édition 2014 de la Fête de la science en proposant trois ateliers consacrés à la découverte de la construction navale nantaise et une visite guidée. Ces activités sont menées par des anciens de la Navale bénévoles et par l'animatrice du patrimoine de la MHT.

Ça flotte ou pas ?

Cet atelier est destiné aux enfants jusqu'au CM2. Au travers de diverses expériences pratiques, il s'agit de faire réfléchir les enfants aux questions de densité, de volume et de flottabilité. Pour les plus grands, l'atelier a aussi pour objectif de bien faire comprendre le principe d'Archimède ainsi que le calcul de volume.

Nœuds et épissures

Le deuxième atelier est destiné à un public de 10 à 15 ans et est consacré aux nœuds et épissures, éléments incontournables dans la construction navale et plus largement dans la navigation. Lors de cet atelier, les jeunes sont initiés à la réalisation de différents nœuds marins, à leur utilité ainsi qu'au tressage d'épissures.

Plans et construction navale

Le troisième atelier est destiné à un public lycéen et notamment scientifique ou technique. Il s'agit d'une initiation au dessin de plans de construction navale. L'occasion de donner quelques mots de vocabulaire technique, d'appréhender la diversité des navires construits sur le site et de s'initier au dessin en volume sur des formes complexes.

Visite guidée de l'exposition Bâtisseurs de navires et du site des chantiers

Des visites de l'exposition permanente ainsi que des cales seront proposées (départ des groupes en fonction de l'affluence). Ces visites s'adressent à un public très large allant des jeunes enfants aux adultes. Elles permettent d'aborder des sujets comme la vie sur les chantiers, les luttes sociales mais aussi les métiers et les outils.

L'inscription est obligatoire pour les classes de scolaires. Les particuliers peuvent participer aux ateliers à condition d'être suffisamment nombreux pour former un groupe.

Du 13 au 19 octobre 2014
Renseignements et inscription au 02 40 08 20 22 auprès d'Élise Nicolle

 

 

Exposition photographique

Nantes. La Ville & le port, de 1950 à nos jours

De Gilbert Champenois

Né à Nantes en 1928, enfant d'une famille de souche nantaise, Gilbert Champenois a fait ses études à l'École de photographie Louis Lumière à Paris à partir de 1948, puis fut l'élève d'Otto Steiner à Sarrebruck. Fondateur du Group Photo Form issu de l'école du Bauhaus, celui-ci présentait une vision totalement différente en passant d'une photographie picturale à une photographie non figurative.

De retour en 1953, il entra chez Pictorial Services, laboratoire parisien réputé, où il réalisa les tirages pour de grands photo-reporters. « On tirait toutes les photos de l'agence Magnum et c'est là que j'ai appris tout l'intérêt du reportage en petit format. Il me passait entre les mains les négatifs de Cartier-Bresson, de Robert Capa, de David Seymour et de Werner Bichof : c'était une grande leçon de photo-journalisme. Les tirages devaient être parfaits ! » Plus tard, il travailla chez François Dufort, notamment pour Robert Doisneau... De retour à Nantes en 1960, il intégra Central Photo spécialisée en agrandissement noir et blanc grand format.

Il s'installa dix ans plus tard en tant qu'artisan pour œuvrer dans la photo industrielle, le reportage photographique et la photo décorative. Il enseigna également la photographie aux étudiants de l'École d'architecture, auxquels il apprit que le photographe doit maîtriser son sujet avec la lumière de l'instant.

En 2011, il réalisa avec Axelle Fariat un album de photos sur la presqu'île de Guérande, des années 1950 à 1960 (Éditions Ouest-France), puis une exposition en 2013 sur le Paris des années cinquante, avec l'un de ses fils à l'agence Design Day (Paris 3e).

Gilbert Champenois arpente ainsi depuis soixante ans les rues, les chantiers, les vues sur la ville et nous livre à travers cette exposition une partie de son talent, au service du patrimoine nantais, pour notre plus grand bonheur. « J'ai sélectionné les photos prises depuis plus de 60 ans en espérant susciter l'intérêt du plus grand nombre de visiteurs. " Apprendre à voir ", tel est mon objectif ! »

Jusqu'au 29 août 2014
Du lundi au vendredi de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h
Les samedi et dimanche 5, 6, 19 et 20 juillet 2014
de 14 h à 18 h
Entrée libre

 

 

 

Mobilus

Depuis 2012, Ecopôle a accompagné 36 classes de cycle 3 (CE2, CM1, CM2) et 7 groupes d'instituts médico-éducatif vers l'apprentissage de la mobilité durable. Le cadre d'apprentissage proposé se déroule sur une année scolaire : animation en classe, mise à disposition d'outils pédagogiques (classeur, jeu, exposition), visites de terrain, créations artistiques, journées festives en fin d'année. Adaptable en fonction des classes et des envies, le projet permet aux enseignants, aux éducateurs et aux élèves de s'approprier les enjeux de la mobilité durable.

Les travaux des élèves sont visibles à la Maison des Hommes et des techniques pendant la durée de la manifestation.

Les jeudi 12 et vendredi 13 juin 2014
De 10h à 12h30 et de 14h à 18h
Les samedi 14 et dimanche 15 juin 2014 de 14h à 18h
Entrée libre

 

 

 

 

 

Le Cercle atlantique du zéro

On ne se lasse pas des petits trains présentés par le Cercle atlantique du zéro. La preuve, à chaque fois que ces joyeux « cheminots » (qui n'en sont pas d'ailleurs) font retentir dans notre salle le bruit si typique des trains qui se déplacent sur leurs rails, de nombreuses familles profitent de quelques jours de vacances pour venir admirer les paysages en miniature confectionnés avec amour par les animateurs du CAZ. Petits et grands apprécient le spectacle et bénéficient en plus des explications de Jean-Pierre et de ses amis qui sont incollables sur les réseaux jouets et les réseaux modulaires au 1/43e.

Amateurs de trains miniatures, notez bien qu'ils reviendront dans nos locaux pendant les vacances de printemps !

Du 28 avril au 4 mai 2014 (fermeture le jeudi 1er mai)
Du lundi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h
Les samedi et dimanche de 14h à 18h
Site internet de l'association : http://www.train35.com/caz.html
Entrée libre et gratuite

 

 

 

 

Exposition

Dockers : corps à l'épreuve

En s'appuyant sur des photographies prises par les dockers eux-mêmes et sur les témoignages recueillis par le Centre d'histoire du travail et Christophe Coutanceau, sociologue, l'exposition, réalisée par le CHT, donne à voir le métier de docker tel qu'il fut et tel qu'il est aujourd'hui.

Évoluant dans le monde intrigant des quais, là où le travail est souvent rude et les rapports humains rugueux, le docker fut longtemps réduit à l'image d'un travailleur prolétaire singulier, d'une force de la nature fière de son autonomie et de ses élans solidaires. Image passant sous silence les savoir-faire indispensables à l'exercice du métier.

En une trentaine d'années, le métier de docker a été profondément bouleversé : le conditionnement en palettes et la conteneurisation ont remplacé la manœuvre des sacs de jute et l'utilisation des crocs. Si le travail est devenu moins rude physiquement, l'exposition régulière à des produits chimiques dangereux ou cancérigènes met aujourd'hui la santé des travailleurs portuaires en péril.

Du 25 mars au 18 mai 2014
Du lundi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h
Ouvert les week-ends du 29-30 mars, 5-6 et 26-27 avril, 3-4 et 17-18 mai de 14h à 18h
Renseignements au 02 40 08 20 22
Entrée libre

 

 

 

 

 

 

 

Colloque

L'exposition sur le travail des dockers est présentée dans le cadre du programme ESCALES*. Réalisé par un collectif de chercheurs avec l'aide de nombreux partenaires, ce programme qui porte sur les maladies professionnelles chez les travailleurs portuaires, s'est déroulé sur plusieurs années. Il est clôturé par un colloque intitulé Les expositions professionnelles aux cancérogènes dans les métiers portuaires. Connaissance, prévention : enjeux de santé publique. Le programme du colloque, le bulletin d'inscription et l'exposé des objectifs peuvent être téléchargés en cliquant sur les liens.

Les 20 et 21 mars 2014
Campus de Gavy Océanis Amphithéâtre D
Boulevard de l'Université Saint-Nazaire
Renseignement et inscription : Véronique Aubert, projet ESCALES
Tél. 02 40 48 39 59
E-mail : veronique.aubert@univ-nantes.fr

 

 

 

 

 

 

 

*Partenaires du programme ESCALES : les laboratoires de l'Université de Nantes, le Centre de droit maritime et océanique (CDMO), Droit et changement social (DCS), l'Association pour la protection de la santé au travail des métiers portuaires (APPSTMP 44), l'Observatoire des droits des marins, le Cabinet d'études & enquêtes sociales V. Daubas-Letourneux, la Maison des sciences de l'homme Ange Guépin (MSH), le Centre d'histoire du travail (CHT), le Groupement d'intérêt scientifique sur les cancers d'origine professionnelle en Seint-Saint-Denis (GISCOP 93) de l'Université Paris 13, l'Association pour la prise en charge des maladies éliminables à Port-de-Bouc (APCME).

Soirée ciné-débat

Projection de La Part du feu d'Emmanuel Roy, suivie d'un débat en présence du réalisateur

Affiche de La part du feuAlors que l'amiante a été massivement employé en France jusqu'à son interdiction, le 1er janvier 1997, ce matériau reste présent dans beaucoup de bâtiments construits ou rénovés depuis les années soixante et met en danger la santé de ceux qui en effectuent l'entretien autant que ceux qui y vivent.

Le père du réalisateur était proviseur de lycée. Il est pourtant mort en 1993 d'un mésothéliome, cancer de la plèvre, cancer de l'amiante. Un désamiantage sans précaution particulière avait été réalisé, au début des années quatre-vingt, dans le collège qu'il dirigeait. Une seule exposition, forte, a suffi à déclencher, quelques années plus tard, ce cancer virulent et incurable.

Le mardi 22 avril 2014 à 20h
La Part du feu, 2013, 88 minutes
Dossier de presse : www.shellac-altern.org/fiches-films/340-la-part-du-feu
Renseignements : 02 40 08 20 22
Entrée libre

 

 

 

 

 

Table ronde

Les maladies professionnelles dans les petites entreprises

 
Avec : Patrick Laine, Institut national de recherche et de sécurité (INRS) ; Annie Touranchet, médecin du travail ; Michel Bourdinot, Union départementale CFDT-44 ; un syndicaliste CGT (en attente de confirmation).

Tout comme leurs collègues des grandes entreprises, les salariés des petites et toutes petites entreprises sont exposés à des risques professionnels, accidents du travail et maladies. La prévention y est plus difficile à organiser, faut d'une organisation dédiée au sein de l'entreprise, et est souvent ressentie comme une contrainte supplémentaire. Néanmoins, en matière de prévention, des méthodes existent pour faire prendre conscience des risques encourus et mieux protéger les salariés.

Le mardi 29 avril 2014 à 20h
Renseignements : 02 40 08 20 22
Entrée libre

 

 

 

Prix de la BD : venue de l'auteur Jean-Luc Loyer

Dans le cadre de son « mois de la culture », Cezam Pays-de-la-Loire (anciennement ACENER) fait venir l'auteur de Sang noir, une BD ayant comme sujet la catastrophe minière de Courrières (Nord) en 1906.

Couverture de la BD Sang noirAu début du XXe siècle, la France est en plein essor industriel. De nombreuses innovations technologiques sont apparues, qui ont donné un véritable coup de fouet à l’économie. Le Nord, avec le textile, l’acier et surtout le charbon, explose en terme de productivisme. Le département du Pas-de-Calais compte, à lui seul, 120 puits de mine, qui produisent quelque vingt millions de tonnes de charbon. Grâce aux grèves et luttes syndicales de la fin du siècle passé, être mineur, c’est alors bénéficier de nombreux privilèges, comme un temps de travail journalier réglementé, un logement à loyer très faible, un accès gratuit aux soins médicaux et à la retraite… Mais à partir de 1905, la demande accrue de charbon bouleverse la donne. Les patrons ne s’occupent plus trop des lois et font fi de la sécurité de leurs ouvriers. Et ils embauchent des garçons et des filles dès douze ans pour descendre dans la mine. Le fils Pruvost fait partie de ceux-là. Il a quatorze ans, mesure 1 m 55, pèse 47 kg. Il devient galibot (apprenti mineur) sous le matricule 635. Le 10 mars, entre 6 h 30 et 6 h 40, une explosion d’une violence inouïe (dont les causes demeurent inconnues jusqu’à ce jour) propage, en quelques secondes, une trombe de flammes sur plus de cent kilomètres de galeries. En fin de journée, seuls 576 mineurs ont pu s’extirper du brasier. Plus de 1 000 manquent à l’appel. La recherche des survivants cessera trois jours après la catastrophe ; on retrouva pourtant treize rescapés vingt jours plus tard. Il y aura 1 099 morts au total, dont 242 enfants…

Le mercredi 2 avril 2014 à 20h30
En partenariat avec le Centre d'histoire du travail
Entrée libre et gratuite

 

 

 

Exposition

Handiclap

Visuel Handiclap 2014Tous les ans, le festival Handiclap permet à chacun de vivre pleinement et intimement de nouvelles rencontres artistiques. Imaginé comme un rendez-vous convivial et festif, Handiclap est aussi une expérience collective. Cet événement permet le partage d'instants rêveurs et festifs sous des chapiteaux rendus magiques.

Une fois de plus, le festival s'installe sur le site des chantiers (derrière le bâtiment « Ateliers et Chantiers de Nantes » pour quatre jours de fêtes. Du 27 au 30 mars 2014, pour fêter sa 27e édition, il prône l'accessibilité à la culture pour tous, enfants, adultes et personnes en situation de handicap dans une programmation multiartistique et multisensorielle.

La Maison des Hommes et des techniques jouera les prolongations en accueillant, jusqu'au 4 avril, une exposition intitulée Des éléments et des hommes... Variation sur les matières. Sculptures en pierre, créations sur métal, photographies, dessins, sculptures par assemblage, installations en arts plastiques, peintures et bijoux constitueront une exposition qui ne réunira pas moins de huit créateurs et collectifs artistiques.

En parallèle, les bénévoles de la Navale proposeront des visites adaptées de l'exposition Bâtisseurs de navires. Pour connaître les horaires des visites en Langue des Signes Française et adaptées à la déficience visuelle, contactez-nous au 02 40 08 20 22.

Du 27 mars au 4 avril 2014
Du lundi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h
Le samedi 29 et le dimanche 30 mars 2014 de 14h à 18h
Entrée libre

 

 

 

 

Exposition

La MHT valorise son patrimoine

À la fermeture de Dubigeon, en 1987, d'anciens salariés des chantiers navals s'opposèrent aux tentatives de faire table rase du passé et de tirer un trait sur deux mille ans de construction navale à Nantes. Le premier réflexe fut de sauver de la destruction plans de navires, photos, outils et objets, maquettes, documents filmés et sonores... Les années qui suivirent furent consacrées au classement et à l'inventaire de ce patrimoine unique et à sa mise en valeur dans le cadre d'expositions et autres manifestations.

Aujourd'hui se pose la question de la conservation durable de ces richesses. La numérisation constitue le meilleur moyen de pérenniser les documents, tout en les ouvrant à la consultation pour le grand nombre. C'est la voie choisie par le Maison des Hommes et des techniques et l'AHCNN, qui ont passé ces dernières années à inventorier, faire numériser et procéder à la mise en ligne de plus de deux mille plans.

Parallèlement, elle a refait l'inventaire des outils et objets qui sont en sa possession, afin de mieux les mettre en valeur.

Enfin, Gérard Tripoteau a rédigé un vaste mémoire sur les techniques de lancement, afin de les rendre plus accessibles à quiconque s'intéresse à l'histoire de la construction navale.

Plans numérisés

Confrontée au constat que des plans de construction de navires et des plans de sites (Prairie-au-Duc, Chantenay...) faisant partie du patrimoine de la Navale risquaient de se détériorer et d'être irrémédiablement perdus, la Maison des Hommes et des techniques a lancé un vaste programme de numérisation de ces documents.

Certains ont préalablement fait l'objet d'une restauration, véritable travail de restitution pour des documents rares et, pour certains d'une beauté indéniable.

Grâce à cette opération et à sa mise en ligne sur internet, plus de 2 000 plans sont à nouveau ouverts à la consultation. Une sélection de plans restaurés seront exposés dans nos salles en novembre et décembre 2013.

Pour consulter la bibliothèque numérique : http://my.yoolib.com/mht/

 

Outils et objets

Savez-vous ce qu'est un intégrateur Amsler ? À quoi sert une pinoche ? Ou encore une clé Pélican ?

Ces outils issus des fonds de la Navale ont été récemment classés et inventoriés, tout comme l'ensemble des 1 168 outils et objets sauvés de la destruction après la fermeture des chantiers en 1987. Patrimoine vivant dont une partie est valorisée dans le cadre de l'exposition permanente Bâtisseurs de navires, ils constituent aussi la preuve de la très haute technicité des savoir-faire de la Navale.

 

Sortis de leurs étagères et légendés, ces objets perdent de leur caractère énigmatique pour enrichir la connaissance de tout un chacun.

En salle d'exposition, ils seront mis en vis-à-vis avec des photos issues des fonds de la Navale.

Mémoire Les lancements de navires

« Opération spectaculaire s'il en est, le lancement de navire consiste à faire glisser, sur un bâti en pente et préalablement oint de graisse, sa masse importante, en bois – jusqu'à la fin du XIXsiècle – , puis en fer et en acier. » Grand spécialiste des techniques de lancement de navire, Gérard Tripoteau, ancien dessinateur et président de l'Association histoire de la construction navale à Nantes (AHCNN) a enfin réuni son savoir dans un mémoire. En s'appuyant sur de nombreuses illustrations, dont des dizaines de dessins et de schémas originaux, l'auteur retrace l'histoire des lancements et détaille plusieurs cas concrets récents.

Le mémoire peut être commandé ici au prix de 30 €.

 

Exposition prolongée jusqu'au 14 mars 2014
Du lundi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h
Entrée libre

 

 

 

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